L'Institut des relations publiques vient de lancer son premier Rapport 2019 sur la désinformation en matière de propriété intellectuelle dans la société qui étudie le rôle de la désinformation, c'est-à-dire des informations délibérément trompeuses ou biaisées, dans la société. L'IPR a mené une enquête représentative à l'échelle nationale auprès de 2 200 Américains, du 14 au 19 mars 2019, afin de déterminer la prévalence de la désinformation dans la société, les personnes responsables de sa diffusion, le niveau de confiance accordé aux différentes sources d'information et les acteurs chargés de lutter contre la désinformation. Les réseaux sociaux sont souvent perçus comme complices de la propagation de la désinformation. On peut citer en exemple les récents titres de presse concernant… le rôle de Facebook dans l'affaire Cambridge Analytica scandale et Twitter pendant l'élection présidentielle. Dans le Rapport 2019 sur la désinformation en matière de propriété intellectuelle dans la société YouTube (42 %) a été cité plus souvent comme étant digne de confiance que les autres plateformes de médias sociaux. Cependant, ces dernières ont été majoritairement perçues comme « pas du tout dignes de confiance » plutôt que comme fiables : Snapchat (41 %), Twitter (34 %), Instagram (33 %) et Facebook (31 %). Suite aux pressions exercées après les élections et autres conflits à travers le monde, Facebook et Twitter (ainsi que Google) ont commencé à lutter contre ce qu’ils appellent les « fausses informations ». Dans une note faisant suite à son impossibilité d’assister à une audience sur la désinformation à Londres, Mark Zuckerberg a décrit les étapes Facebook s'engage à lutter contre la désinformation, concluant que « le rôle de Facebook dans la diffusion de fausses informations a considérablement diminué » entre 2016 et 2018. Cependant, un sondage mené auprès de 2 200 Américains par l'IPR révèle que le public tient toujours les plateformes de médias sociaux pour responsables de la propagation de la désinformation. Près des deux tiers des répondants estiment que Facebook est au moins « dans une certaine mesure » responsable (64 %). Twitter suit de près (55 %). YouTube (48 %), Instagram (46 %) et Snapchat (39 %) complètent le top 5 des plateformes de médias sociaux les plus impliquées dans la diffusion de la désinformation. Si l'étude indique que trois répondants sur quatre (75 %) estiment que les plateformes de médias sociaux devraient être au moins « dans une certaine mesure » responsables de la lutte contre la désinformation dans les médias, la plupart des personnes interrogées (60 %) pensent que les médias sociaux ne font pas bien leur travail dans ce domaine. Les plateformes de médias sociaux sont omniprésentesSt trimestre 2019, Facebook a signalé Avec 2,38 milliards d'utilisateurs actifs mensuels, les plateformes sociales sont largement utilisées par les Américains. Pourtant, seulement 15 % d'entre eux déclarent que leur principale source d'information est les réseaux sociaux, contre 41 % pour la télévision. Par ailleurs, 50 % affirment partager « rarement » ou « jamais » d'informations publiques. Trente-quatre pour cent des répondants partagent du contenu au moins une fois par semaine sondage récent de Pew sur Internet52 % des personnes interrogées ont modifié leur utilisation des réseaux sociaux par crainte de la désinformation. Ce problème ne fera que s'aggraver, car les plateformes de réseaux sociaux n'ont pas trouvé de solution miracle pour enrayer totalement la diffusion de fausses informations. Et ce ne sont pas toujours les robots d'intelligence artificielle qui sont responsables de la propagation de la désinformation. Selon une étude du MIT, les individus sont plus souvent à l'origine de la propagation massive de fausses nouvelles, et modifier leurs comportements peut s'avérer plus difficile.
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