Depuis 2005, Plus de 2 500 journaux locaux, pour la plupart des hebdomadaires, ont cessé de paraîtreet d'autres fermetures sont à prévoir. Les réactions à ce déclin ont été diverses attirer les milliardaires pour qu'ils achètent les quotidiens locaux à encourager startups numériquesMais le nombre de milliardaires intéressés est limité, et beaucoup startups numériques Les médias locaux ont peiné à générer les revenus et l'audience nécessaires à leur survie. La crise de la presse locale ne se résume pas à la fermeture des rédactions et au licenciement des journalistes ; c'est aussi une crise démocratique. Les communautés qui ont perdu leur journal ont constaté un déclin en taux de vote, le sentiment de solidarité entre les membres de la communauté, connaissance des affaires locales et réactivité du gouvernementLes stations de radio publiques locales sont largement négligées dans les efforts déployés pour préserver l'information locale. Cette négligence s'explique notamment par la forte concurrence qui règne dans le paysage médiatique radiophonique. Contrairement aux quotidiens locaux, qui détiennent quasiment le monopole du marché de la presse écrite, les stations de radio publiques locales doivent faire face à la concurrence d'autres radios. L'idée largement répandue selon laquelle la radio publique répond aux intérêts d'un public aisé est erronée revenus et éducation plus élevés Cela a peut-être aussi contribué à l'exclure largement du débat. Mais comme un chercheur qui étudie les médiasJe crois que la radio publique locale devrait participer au débat sur la sauvegarde de l'information locale.
Depuis 2005, plus de 2 500 journaux locaux ont fermé leurs portes.
Qui couvre les élections politiques locales si le journal local a disparu ?
Depuis 2005, plus de 2 500 journaux locaux ont fermé leurs portes.
Les avantages sont la confiance, le faible coût et la portée
Il y a des raisons de croire que la radio publique peut contribuer à combler le manque d'informations locales. La confiance dans la radiodiffusion publique Elle se classe au-dessus des autres grands médias d'information américains. De plus, les coûts de production de la radio publique sont relativement faibles – pas aussi faibles que ceux d'une jeune entreprise numérique mais beaucoup moins que celle d'un journal ou d'une chaîne de télévision. Et les stations de radio publiques locales sont présentes dans chaque État et ont une portée considérable 98 % des foyers américainsy compris dans les déserts d'information – des endroits qui n'ont plus de quotidien. Enfin, la radio publique locale ne se limite plus à la radio. Elle s'est diversifiée dans la production numérique et a le potentiel de se développer davantage. Afin d'évaluer le potentiel de la radio publique locale pour combler le déficit d'information locale, j'ai mené une enquête approfondie auprès des 253 stations de la National Public Radio stations membresLe principal constat de cette étude : les radios publiques locales souffrent d’un manque de personnel. Les stations ont un potentiel considérable, mais ne sont pas encore en mesure de le concrétiser. Ce n’est pourtant pas faute d’intérêt. Plus de 90 % des stations interrogées ont déclaré vouloir jouer un rôle plus important pour répondre aux besoins d’information de leur communauté. Comme l’a souligné l’un des répondants : « Le besoin d’un journalisme de qualité, tel que celui que peuvent offrir les médias publics, se fait de plus en plus sentir. Nos rédactions sont très motivées. » Pour assumer un rôle plus important, la plupart des stations devraient étoffer leurs équipes de journalistes, actuellement trop petites. Soixante pour cent des stations locales comptent dix personnes ou moins dans leur équipe de journalistes, et ce, en considérant une définition large de ce qui constitue un personnel. Ce décompte inclut les journalistes radio et numériques, les rédacteurs, les animateurs, les producteurs et tous ceux qui contribuent à l’information locale et aux affaires publiques sous toutes leurs formes, ainsi que ceux qui apportent un soutien technique ou autre à ces équipes. Outre les employés à temps plein, les stations ont été invitées à inclure les employés à temps partiel ainsi que les étudiants, stagiaires et pigistes qui collaborent régulièrement. Le problème de personnel est particulièrement aigu dans les communautés qui ont perdu leur journal ou où la collecte d'informations locales a été fortement réduite. Nombre de ces communautés ont été jugées par les personnes interrogées comme ayant un niveau de revenu inférieur à la moyenne, ce qui limite le potentiel de financement de la station locale. Bien que le problème de personnel soit plus marqué dans les stations situées dans des communautés où l'information locale est rare, la taille des équipes de presque toutes les stations est bien inférieure à celle d'un quotidien, même de taille moyenne Des Moines Register, par exemple, a un tirage quotidien de 35 000 exemplaires et une salle de rédaction de près de 50 personnes – un effectif supérieur à celui de 95 % des stations de radio publiques locales.Limites du potentiel
L'une des conséquences du manque de personnel est que la radio publique locale n'est en réalité pas si « locale ». L'enquête a révélé que, sur la tranche horaire de 6 h à 19 h en semaine, les stations diffusaient en moyenne seulement deux heures d'informations locales, entre 6 h et 19 h, entre autres émissions de débats et rediffusions. Pour les stations dont la rédaction compte dix personnes ou moins, la durée quotidienne moyenne d'informations locales – même en incluant les rediffusions – dépasse à peine une heure. Ce n'est qu'un indicateur des limites d'une rédaction sous-dimensionnée. Par exemple, les stations de dix personnes ou moins avaient deux fois moins de chances que celles qui en comptaient plus de vingt d'avoir un journaliste affecté régulièrement à la couverture de l'actualité locale. Certaines stations manquent tellement de personnel qu'elles ne produisent aucun reportage original et dépendent entièrement d'autres médias, comme la presse locale, pour les informations qu'elles diffusent. Un personnel réduit complique également la création de contenu web, comme en témoignent les sites internet des stations. Les stations dont la rédaction compte dix personnes ou moins ont deux fois moins de chances de mettre en avant l'actualité locale sur leur page d'accueil que celles qui emploient plus de dix personnes. Le site web d'une station locale ne peut devenir la référence pour les habitants en quête d'informations locales à la demande si la station elle-même ne les propose pas.
Qui couvre les élections politiques locales si le journal local a disparu ?





