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    Dans quelle mesure les plateformes de médias sociaux sont-elles responsables de la diffusion et de la correction de la désinformation ?

    L’Institut des relations publiques vient de publier son premier rapport 2019 sur la désinformation en matière de droits de propriété intellectuelle dans la société, qui examine le rôle de la désinformation, c’est-à-dire des informations ou des nouvelles délibérément trompeuses ou biaisées…
    Mise à jour : 1er décembre 2025
    Tina McCorkindale

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    Tina McCorkindale

    Vahe Arabian

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    Vahe Arabian

    L'Institut des relations publiques vient de lancer son premier Rapport 2019 sur la désinformation en matière de propriété intellectuelle dans la société qui étudie le rôle de la désinformation, c'est-à-dire des informations délibérément trompeuses ou biaisées, dans la société. L'IPR a mené une enquête représentative à l'échelle nationale auprès de 2 200 Américains, du 14 au 19 mars 2019, afin de déterminer la prévalence de la désinformation dans la société, les personnes responsables de sa diffusion, le niveau de confiance accordé aux différentes sources d'information et les acteurs chargés de lutter contre la désinformation. Les réseaux sociaux sont souvent perçus comme complices de la propagation de la désinformation. On peut citer en exemple les récents titres de presse concernant… le rôle de Facebook dans l'affaire Cambridge Analytica scandale et Twitter pendant l'élection présidentielle. Dans le Rapport 2019 sur la désinformation en matière de propriété intellectuelle dans la société YouTube (42 %) a été cité plus souvent comme étant digne de confiance que les autres plateformes de médias sociaux. Cependant, ces dernières ont été majoritairement perçues comme « pas du tout dignes de confiance » plutôt que comme fiables : Snapchat (41 %), Twitter (34 %), Instagram (33 %) et Facebook (31 %). Suite aux pressions exercées après les élections et autres conflits à travers le monde, Facebook et Twitter (ainsi que Google) ont commencé à lutter contre ce qu’ils appellent les « fausses informations ». Dans une note faisant suite à son impossibilité d’assister à une audience sur la désinformation à Londres, Mark Zuckerberg a décrit les étapes Facebook s'engage à lutter contre la désinformation, concluant que « le rôle de Facebook dans la diffusion de fausses informations a considérablement diminué » entre 2016 et 2018. Cependant, un sondage mené auprès de 2 200 Américains par l'IPR révèle que le public tient toujours les plateformes de médias sociaux pour responsables de la propagation de la désinformation. Près des deux tiers des répondants estiment que Facebook est au moins « dans une certaine mesure » ​​responsable (64 %). Twitter suit de près (55 %). YouTube (48 %), Instagram (46 %) et Snapchat (39 %) complètent le top 5 des plateformes de médias sociaux les plus impliquées dans la diffusion de la désinformation. Si l'étude indique que trois répondants sur quatre (75 %) estiment que les plateformes de médias sociaux devraient être au moins « dans une certaine mesure » ​​responsables de la lutte contre la désinformation dans les médias, la plupart des personnes interrogées (60 %) pensent que les médias sociaux ne font pas bien leur travail dans ce domaine. Les plateformes de médias sociaux sont omniprésentesSt trimestre 2019, Facebook a signalé Avec 2,38 milliards d'utilisateurs actifs mensuels, les plateformes sociales sont largement utilisées par les Américains. Pourtant, seulement 15 % d'entre eux déclarent que leur principale source d'information est les réseaux sociaux, contre 41 % pour la télévision. Par ailleurs, 50 % affirment partager « rarement » ou « jamais » d'informations publiques. Trente-quatre pour cent des répondants partagent du contenu au moins une fois par semaine sondage récent de Pew sur Internet52 % des personnes interrogées ont modifié leur utilisation des réseaux sociaux par crainte de la désinformation. Ce problème ne fera que s'aggraver, car les plateformes de réseaux sociaux n'ont pas trouvé de solution miracle pour enrayer totalement la diffusion de fausses informations. Et ce ne sont pas toujours les robots d'intelligence artificielle qui sont responsables de la propagation de la désinformation. Selon une étude du MIT, les individus sont plus souvent à l'origine de la propagation massive de fausses nouvelles, et modifier leurs comportements peut s'avérer plus difficile.

    Que peuvent faire les entreprises ?

    Que peuvent donc faire les entreprises pour améliorer la confiance et lutter contre la désinformation ? Tout d’abord, elles doivent agir avec honnêteté et transparence, et respecter des règles éthiques strictes. Le soutien à la liberté de la presse en fait partie intégrante. Paul Healy et George Serafeim l’ont récemment souligné Article de la Harvard Business Review Il a déclaré : « Les chefs d’entreprise qui luttent sérieusement contre la corruption peuvent et doivent soutenir les journalistes en reconnaissant publiquement leur légitimité et en les défendant lorsqu’ils sont attaqués. » Les entreprises devraient également soutenir une presse libre de manière publique et objective (c’est-à-dire sans contrepartie) et financer des organismes d’éducation aux médias. Les journalistes doivent continuer à jouer leur rôle de contre-pouvoir, mais sans se laisser entraîner dans des reportages qui contribuent à des scandales tels que le Watergate ou l’ex-San Francisco 2017Washington Post Le journaliste Carl Bernstein parle de « culture de l'idiotie ». Les plateformes de médias sociaux doivent veiller à empêcher la diffusion de fausses informations et assumer proactivement la responsabilité du contenu qu'elles publient. Les pouvoirs publics devraient également soutenir des actions et des programmes d'éducation pour lutter contre la désinformation. Enfin, il est de la responsabilité de chacun de s'informer sur l'actualité en utilisant des sources fiables et en vérifiant la nature et le contenu des sources partagées. Il est important de comprendre l'épistémologie, c'est-à-dire l'étude de la manière dont nous acquérons nos connaissances. Il convient de s'interroger sur ses propres certitudes et sur la façon dont on acquiert ses connaissances. Il faut approfondir ses connaissances et se fier à des sources et des recherches scientifiques reconnues. Pour en savoir plus, consultez l'article complet Rapport 2019 sur la désinformation en matière de propriété intellectuelle dans la société visite: https://instituteforpr.org/ipr-disinformation-study/
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