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    Le rapport Reuters Digital News 2019 révèle la montée du populisme et ses effets sur les rédactions

    Que se passe-t-il ? Un groupe de journalistes, à savoir le professeur Rasmus Kleis Nielsen, Nic Newma, le Dr Richard Fletche et le Dr Antonis Kalogeropoulos, a étudié le contexte de la montée du populisme, les enjeux politiques et…
    Mise à jour : 1er décembre 2025
    Miracle Oyedeji

    Créé par

    Miracle Oyedeji

    Vahe Arabian

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    Édité par

    Vahe Arabian

    Ce qui se passe?

    Un groupe de journalistes, composé notamment du professeur Rasmus Kleis Nielsen, de Nic Newma, du Dr Richard Fletche et du Dr Antonis Kalogeropoulos, a étudié le contexte de la montée du populisme et de l'instabilité politique et économique. Le rapport Reuters Digital News Report 2019 offre un aperçu clair de l'état actuel de l'édition numérique, des enjeux et des dégâts causés par le populisme.

    Pourquoi est-ce important:

    La confiance du public envers les médias d'information diminue de jour en jour à l'échelle mondiale, car les géants du numérique prennent le pas sur le secteur de l'information en faisant de la publicité sur les réseaux sociaux. Cette perte de crédibilité freine le développement du journalisme et la diffusion d'informations fiables. Selon le rapport Reuters Digital News de 2019, «La polarisation politique a favorisé la prolifération d'agendas partisans en ligne, ce qui, conjugué aux titres racoleurs et à diverses formes de désinformation, contribue à saper davantage la confiance dans les médias – soulevant de nouvelles questions sur la manière de fournir une information équilibrée et impartiale à l'ère numérique.

    Approfondir :

    Les chercheurs mentionnés précédemment ont pris le temps de répondre à plusieurs questions qui préoccupent l'éditeur moyen. Voici ces questions et leurs réponses : Quelle est l'attitude des lecteurs vis-à-vis des modèles de paiement sur les sites d'information ? Les agences de presse ont franchi une étape audacieuse vers un journalisme indépendant. Cela implique la mise en place d'un système d'abonnement payant sur les sites d'information – une idée qui est difficilement acceptée par les lecteurs. On a constaté une faible augmentation du nombre d'abonnés, car : « … »La croissance se limite à une poignée de pays, principalement dans la région nordique (Norvège 34 %, Suède 27 %), tandis que le nombre de personnes payant aux États-Unis (16 %) reste stable après une forte hausse en 2017. Les chercheurs ont constaté que la lassitude des abonnements se fait sentir, car un bon pourcentage de lecteurs préfèrent s'abonner à Netflix ou Spotify plutôt qu'à l'actualité. La plupart des paiements effectués en Norvège et en Suède – les pays où le niveau de paiement est raisonnable – sont versés à «Un abonnement en ligne unique laisse présager une dynamique de type « le gagnant rafle tout ». Un point encourageant toutefois : la plupart des paiements sont désormais récurrents et non plus ponctuels. Comment la montée en puissance des plateformes de médias sociaux, telles que WhatsApp et Instagram, contribue-t-elle au populisme ? Selon un rapport Publié par CNET et Facebook ont perdu environ 15 millions d'utilisateurs basés aux États-Unis au cours des deux dernières annéesC’est une mauvaise nouvelle pour les journalistes, car Facebook est l’une des principales sources de trafic pour les sites d’information. Alors que Facebook perd des utilisateurs, WhatsApp et Instagram profitent de ce changement d’orientation. Les recherches de l'Institut Reuters montrent que «La communication sociale autour de l'actualité se fait plus privée à mesure que les applications de messagerie continuent de se développer partout dans le monde. WhatsApp est devenu un réseau privilégié pour discuter et partager l'actualité dans des pays non occidentaux comme le Brésil (53 %), la Malaisie (50 %) et l'Afrique du Sud (49 %).” La désinformation sur WhatsApp devient rapidement un phénomène courant. Limiter le nombre de personnes dans un groupe et dissoudre les groupes signalés n'empêche pas la propagation des fausses informations. Les chercheurs ont mené une enquête auprès du public sur l'opinion publique concernant les fausses informations et ont découvert que « …Au Brésil, 85 % des personnes interrogées se disent inquiètes de la distinction entre le vrai et le faux sur Internet. Cette préoccupation est également forte au Royaume-Uni (70 %) et aux États-Unis (67 %), mais beaucoup moins marquée en Allemagne (38 %) et aux Pays-Bas (31 %). Comment le grand public perçoit-il les contenus provenant des agences de presse ? Comme le montre le rapport, le manque de confiance dans les informations diffusées par les journalistes n'est pas encourageant, mais ce manque de confiance chez les lecteurs ne se limite pas à un pays ou un continent en particulier. Le rapport a révélé que «Dans tous les pays, le niveau de confiance moyen dans l'information a globalement baissé de 2 points de pourcentage pour s'établir à 42 %, et moins de la moitié des personnes interrogées (49 %) déclarent faire confiance aux médias qu'elles consultent. En France, ce niveau de confiance a chuté à seulement 24 % (-11) au cours de l'année écoulée, les médias ayant été vivement critiqués pour leur couverture du mouvement des Gilets jaunes. La confiance dans l'information trouvée via les moteurs de recherche (33 %) et les réseaux sociaux demeure stable, mais extrêmement faible (23 %). Le niveau d'éducation d'un individu influence-t-il son jugement concernant la crédibilité des informations ? Notre perception du monde dépend largement de notre religion, de notre milieu social, de notre origine ethnique et, surtout, de notre éducation. On ne saurait trop insister sur le rôle de l'éducation, car elle permet à l'humanité de comprendre le fonctionnement de la société. Bien que les citoyens instruits comprennent la nécessité de médias indépendants, la population non instruite n'est pas d'accord, car elle croit que «L'actualité est davantage axée sur les intérêts et les besoins des personnes les plus instruites.

    Conclusion :

    La situation s'est inversée et le journalisme subit de plein fouet ce changement de paradigme. WhatsApp et Instagram ont pris du terrain, facilitant la désinformation. Cette situation perdurera jusqu'à ce que les rédactions trouvent les moyens financiers de rivaliser avec les géants de la tech comme Google, Twitter et Facebook.

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