Ce que nous avons trouvé
Nous avons choisi les journaux parce qu'ils sont une source populaire Nous avons analysé 164 articles issus de six journaux ghanéens – The Chronicle, Daily Graphic, Ghanaian Times, Mirror, Spectator et Times Weekend – afin de recueillir des informations pour les Ghanéens. Plusieurs thèmes liés à la santé mentale ont ainsi été identifiés : la sensibilisation, le plaidoyer, les opinions, le suicide, les dons (et le financement) et la religion. Voici nos conclusions. Conscience: Les articles de cette catégorie visaient à informer sur les troubles de santé mentale et les traitements disponibles. Malheureusement, certains contenaient des affirmations erronées ou des diagnostics erronés. Il est important de préciser que seulement 1,8 % des articles de notre échantillon véhiculaient des informations erronées. Il n'en reste pas moins que ce problème doit être pris en compte. Dans un article intitulé « Ça me tue à petit feu », une chroniqueuse répondait à une demande d'aide pour surmonter une timidité maladive en présence de femmes. Si ses conseils encourageaient l'auteur à interagir avec les femmes, ils omettaient de mentionner les conséquences sur la santé mentale, notamment l'anxiété. Plaidoyer: Les articles de cette catégorie visaient à mobiliser le soutien du public en faveur des politiques de santé mentale. L'un d'eux, intitulé « La population ghanéenne en détresse psychologique », appelait à la mise en œuvre de la loi ghanéenne sur la santé mentale. Ces articles mettaient en lumière les obstacles à la mise en œuvre des politiques de santé mentale et les difficultés administratives qui empêchent le développement des services de santé mentale. Avis: Ces articles offraient le point de vue d'un auteur sur les questions de santé mentale. L'un d'eux était une tribune libre portant sur une enquête en cours concernant les hôpitaux psychiatriques. Elle montrait comment les journaux peuvent servir de tribune pour formuler des commentaires sociaux sur les problématiques liées à la santé mentale et rappeler aux lecteurs que la maladie mentale fait partie intégrante de la vie quotidienne. Ces tribunes libres illustraient également le rôle de la presse dans la responsabilisation des organismes publics sur des sujets qui, autrement, seraient passés sous silence. Suicide: La plupart des articles de cette catégorie étaient des enquêtes qui identifiaient les victimes et les circonstances présumées de leur suicide. D'autres articles visaient à sensibiliser le public au suicide. Nous avons également constaté que les chroniqueurs jouaient un rôle important auprès de leurs lecteurs, en tant que sources d'information sur le suicide. Par exemple, un lecteur anonyme a écrit à une chroniqueuse de conseils pour lui confier qu'il avait des pensées suicidaires car il n'arrivait pas à subvenir aux besoins de ses sextuplés. La chroniqueuse lui a alors proposé des ressources et des services utiles. Collectivement, ces articles illustrent ce phénomène la réalité du suicide au Ghana. Dons : Un sous-ensemble d'articles rendait compte des dons effectués par des particuliers et des organisations à des hôpitaux psychiatriques. Ces dons pouvaient prendre la forme de temps, d'argent ou de services en nature. La tendance à la philanthropie locale reflétait… faible financement disponibles pour soutenir le fonctionnement des hôpitaux psychiatriques, la reconnaissance publique de ce déficit de financement et la volonté du public de fournir des ressources. Religion: D'autres articles ont exploré le christianisme comme moyen de prendre soin de sa santé mentale. Le lien entre religion et bien-être mental n'est pas surprenant étant donné que de nombreux Ghanéens sont religieux.Leçons
Ce document ne constitue certes pas un panorama exhaustif des sources d'information du public sur la santé mentale au Ghana. Des recherches similaires pourraient porter, par exemple, sur la couverture radiophonique ou télévisée. Cela dit, il offre un point de départ utile pour comprendre le type de messages que reçoivent de nombreux Ghanéens concernant la santé mentale. Cette analyse pourrait inciter les journalistes et les médias à repenser leur traitement de ces questions et à combler les lacunes éventuelles. Note de l'auteur : Les étudiantes diplômées Alexis Briggs et Christina Barnett ont contribué à cet article et à la recherche sur laquelle il repose.Contenu de nos partenaires








